Une aventure internationale entre surréalisme, art brut et art informel
Kopac expose entre avril et mai 1953 pas moins d’une trentaine d’œuvres aux titres évocateurs et aux matériaux les plus variés. Les peintures côtoyaient les céramiques, les laves émaillées, les sculptures et totems les plus inattendus, avec pour commentaire une préface du grand poète Benjamin Péret sur le carton-catalogue de l’exposition.
L’été 1954, L’Étoile scellée se délocalisa à La Galería de Lima (Pérou) pour l’exposition collective Pinturas surrealistas, organisée grâce à l’entremise de Wifredo Lam. On y présentait des œuvres de Rachel Baes, Fred Deux, Óscar Domínguez, Enrico Donati, Max Ernst, Aline Gagnaire, Simon Hantaï, Jacques Hérold, Kopač, Félix Labisse, Lam, René Magritte, Francis Picabia, Man Ray, Ferdinand Springer, Dorothea Tanning, Toyen, etc.
La dernière exposition de L’Étoile scellée à laquelle Kopac participa, intitulée Quelques feux dans le brouillard… et des objets des mers du Sud, s’ouvrit le 21 janvier 1955. Les œuvres exposées étaient, entre autres, signées Fahr-El-Nissa Zeid, Alberto Giacometti, Hantaï, Kopač, Jan Křížek, Lam, Marcelle Loubchansky, Magritte, Wolfgang Paalen, Picabia, Man Ray, Yves Tanguy, Toyen, etc.
Cette internationalisation entraîna une meilleure visibilité de Kopac, au point d’intéresser Betty Asher (future commissaire d’exposition pour le LACMA de Los Angeles), qui permit l’acquisition de l’une de ses sculptures par la Frank Perls Gallery à Los Angeles. La Frank Perls Gallery était étroitement liée à deux autres galeries majeures pour l’art moderne aux États-Unis : la Pierre Matisse Gallery et la Curt Valentin Gallery de New York.
Pour Kopac, cela signifiait que la qualité de son travail artistique était bien reconnue, car la Frank Perls Gallery représentait tout de même Henri Matisse, Georges Braque, Alexander Calder, Pablo Picasso, Georgia O’Keeffe, Marc Chagall, Paul Klee, Jean Dubuffet, etc. Peu de temps après, en 1968, la galeriste Madelyn Adele Laugesen organisa une rétrospective Kopač à la Thor Gallery, à Louisville, dans le Kentucky.
Extrait du catalogue de l’exposition Slavko Kopac: The Hidden Treasure. Informal Art, Surrealism, Art Brut., 5 Continents Editions, Milan, 2025
Vous pouvez lire l’essai complet dans le livre disponible au lien indiqué ci-dessous :