André Breton et Slavko Kopac
Surréalisme

André Breton et Slavko Kopac

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André Breton, Au Regard des Divinités, Paris 1949

André Breton et Slavko Kopac

C’était aussi bizarre que cette occasion de ma rencontre avec Dubuffet, 8 jours après mon arrivée, je suis entré dans l’Art Brut et j’ai commencé à gérer cette, à l’époque, petite collection, j’ai commencé à m’en occuper. En ce temps-là, Dubuffet est parti à El Golea, pour y peindre et pour regarder ce monde arabe. Pendant ce temps, Breton, qui a été sur le premier comité, le conseil pour l’Art Brut, qui collaborait ensemble avec Paulhan et avec  d’autres, remplaçait Dubuffet et venait chaque jour, dans l’après-midi, à ces locaux et nous regardions ensemble ce qu’il fallait faire, à quoi il fallait répondre et, au bout d’un mois, tout ça a commencé. A cette époque, Breton ne me connaissait point, dans quelle mesure je suis peintre, je ne sais pas, j’étais peut-être toujours de nouveau sauvé par ainsi-nommé charme, tout le monde l’a déjà constaté et, probablement, mon comportement entier, car je suis un homme sans, ils diraient à Vinkovci, sans tendance à faire beaucoup d’embarras, ce que veut dire direct, de manière que tout ça c’est ouvert pour moi et j’ai eu ma première exposition en 1949 et c’était un grand événement.

André Breton; Au Regard des Divinités, paris 1949

C’était là qu’avec Breton, j’ai fait cette plaque qui lui était l’une des plus chères qui a été jamais publiée. Et il y écrivait, j’ai fait un croquis comment ça organiser et on a fait tout ça ensemble et signé ensemble et, pour moi, c’est un point lumineux. Je parle de l’homme qui m’était exceptionnellement cher, l’un des rares gentleman que j’ai rencontré dans ma vie.

Exposition Slavko Kopac, Etoile scellé gallery, Invitation, Paris 1953

Then, around him, there were Jean Paulhan and Benjamin Péret, who wrote the foreword for my first exhibition. I met Michaux every week at least once in the evening and with Dubuffet. I entered that world which was really closed to everyone. How come? I always say how that small boy from the Vinkovci dust could just happen in Paris and enter what was closed to all. At Breton’s door, there was a paper, no journalists, no reporters, nobody could ring the bell because he had banned it. I socialised with him and what’s nice is that they never intended or wanted to find in me a surrealist painter; they accepted what I brought. 

Lettre d’André Breton, Paris, mai 1961